[MON HISTOIRE #4] LE TOUT PREMIER JOB DE MA VIE📜

Cette pĂ©riode de ma vie oĂč tout Ă  basculer, oĂč j’ai voulu m’affirmer en tant qu’indĂ©pendante woman ; Mais au plus profond de moi je doutais de mes capacitĂ©s, je me demandais si je pouvais y arriver selon mes propres moyens/facultĂ©s, si de moi-mĂȘme je pouvais ĂȘtre solitaire sans frais parentaux.

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Alors dans cet article je vous raconte mon aventure Ă  la recherche de mon premier job.

Tout a commencĂ© en 2015, lorsque je vivais en colocation, j’avais ce dĂ©sir ardent de vouloir travailler et pouvoir gagner un surplus d’argent de poches. Mais À chaque fois que j’interrogeais mon entourage, j’avais l’impression qu’il Ă©tait difficile voire impossible de jobber et de poursuivre ses Ă©tudes au mĂȘme moment.

Cependant je ne cessais d’entendre de part et d’autre les exploits de certaines personnes, qui font la mĂȘme formation que moi, mais qui arrivent Ă  concilier Ă©tude et mĂ©tier extra-scolaire. C’est Ă  ce moment prĂ©cis qu’une vague d’interrogation surgit dans mon esprit « est-ce que le problĂšme ne provient pas de moi ? n’ai-je pas de complexes de m’exposer Ă  un travail, oĂč tout le monde me verra et aura des prĂ©jugĂ©s ? ».

Haaaaa je peux vous assurer mes ladies que de tas de trucs ont sillonnĂ© dans ma tĂȘte pendant un bon bout « si tu fais telle chose et qu’on te voit, ne va-t-on pas se dire que tes parents sont fauchĂ©s ? pourquoi veut tu jobber alors que tu n’en as pas besoin ? pourquoi les autres y arrivent et pas moi ? pourquoi pourquoi  ».

Cette longue sĂ©rie de questions qui me trottait l’esprit Ă©tait en rĂ©alitĂ© l’ouverture d’une page Ă  la recherche du moi-profond et sincĂšrement Ă  cette Ă©poque, j’en avais marre de m’accoutumer Ă  ma statique de vie Ă©cole-maison, maison-Ă©cole.

Alors j’avais pris le soin de remettre cela en PriĂšre et de continuer Ă  poursuivre mes recherches sur le type de jobs que j’aimerai faire dans ce cas serveuse dans un fast Food (on me ventait leur paie), hĂŽtesse d’une marque de produits alimentaires, dans des Ă©vĂšnements, caissiĂšre mais Ă  ce moment je prĂ©sumais qu’il fallait avoir une certaine formation, rayonniste dans des supermarchĂ©s, serveuse dans les boites de nuit et bien d’autres.

Tous ces petits jobs citĂ©s, m’exposaient Ă  la vue de tous mes amis, connaissances etc
 ; Ma frayeur de ce moment Ă©tait leur prĂ©judice envers mes choix, puis « je me suis convaincu en moi-mĂȘme que peu importe ce que tu feras dans cette vie ci-bas, il y’aura toujours de bonnes interprĂ©tations et de mauvaises, mais par-dessus tout c’est toi qui tient la clĂ© de la rĂ©elle interprĂ©tation ».

AprĂšs m’ĂȘtre motivĂ© de multitudes de fois, s’en suivait l’action et lĂ  encore je n’avais pas de cartes sur *comment faire et Ă  qui poser mes questions ? *  Dans mon entourage personne ne semblait se soucier de ce dĂ©tail, tout le monde Ă©tait Ă  fond dans les Ă©tudes et moi je cherchais Ă  m’évader, alors je m’étais Ă©clipsĂ© en solitaire sans dire un mot.

A cette pĂ©riode de l’annĂ©e, nous Ă©tions au mois d’aoĂ»t et je prĂ©parais ma licence, autant vous dire qu’au dĂ©part je n’avais pas conscience de l’énorme travail qui m’entendait et intelligente que j’étais (ironie), je m’étais dit que je pouvais me permettre de jongler quelques cours pour jobber.

Un beau jour alors que je me rendais au supermarchĂ© proche de mon appartement de cette Ă©poque, mon petit miracle s’est exhaussĂ© avec la rencontre de cette jeune hĂŽtesse, je vous assure que je ne pouvais pas imaginer ça de moi.

Je l’avais abordĂ© car elle m’avait l’air de mon Ăąge, elle faisait la promotion d’un produit alimentaire dans ce supermarchĂ©, alors j’ai pris mon courage Ă  deux mains, tout en essayant d’ĂȘtre courtoise, j’ai commencĂ© par faire semblant d’ĂȘtre intĂ©ressĂ© aux produits qu’elle prĂ©sentait, dĂšs qu’elle m’a eu l’air sympathique immĂ©diatement j’ai introduit la premiĂšre question dans la foulĂ©e de la discussion « s’il te plait comment peut-on faire pour obtenir ce type de job ? ».

Je n’étais pas prĂȘte pour la suite, j’étais beaucoup plus prĂ©parĂ© Ă  un truc du genre *je ne sais pas, ou on n’a dĂ©posĂ© ça pour moi etc. » en tout cas, toute phrase liĂ©e Ă  un refus.

Elle me rĂ©pond gentiment « oui bien sĂ»r, dans une agence qui s’appelle tel et se trouve Ă  tel place », ensuite je continue « faut-il dĂ©poser un dossier ? ça ne nuit pas Ă  tes Ă©tudes, sinon comment tu t’organises ? », Elle rĂ©plique « il faut juste constituer un cv et le dĂ©poser, je le fais parce que je suis disponible et je n’ai pas cours » effectivement car en ce mois d’aoĂ»t aucune universitĂ© n’avait dĂ©butĂ© la rentrĂ©e hormis la nĂŽtre.

Puis j’enchaĂźne avec une autre question que je ne devrais pas poser car on me dit trĂšs souvent il ne faut pas poser ça, ni ça boff j’ai osĂ© et je n’ai guĂšre reçu de claque « s’il te plaĂźt on paie bien ? si oui environ combien ? », elle dit « tu sais ça dĂ©pend de la marque du produit qui fait appel Ă  vos services et combien elles sont prĂȘtes Ă  mettre dans la prestation, gĂ©nĂ©ralement cette agence travaille avec de bonnes marques qui payent bien, donc moi actuellement par jour j’en poche 5000 FCFA et je ne fais que 15 jours ici ».

DĂšs qu’on a terminĂ© d’échanger, je l’ai remerciĂ© un milliĂšme de fois, pour la premiĂšre fois je sortais du supermarchĂ© enjouĂ© et tout ce que j’avais retenu de l’échange est : c’est possible de jobber et de gagner 75 milles FCFA en 15 jours.

Vous savez c’est trĂšs rare de rencontrer une inconnue prĂȘte Ă  se mettre Ă  votre disponibilitĂ© comme ça, d’autres auraient Ă©tĂ© brĂšve et vous renvoyer sur le net car tu nuis Ă  son Trafic. Heureusement pour moi ce jour-lĂ , il y’avait peu de personnes et mĂȘme si c’était le contraire, j’allais persister parce que lorsque tu sais ce que tu veux, alors tu te bats pour l’avoir n’est-ce pas ?

Directement arrivĂ© Ă  la maison, je m’étais empressĂ© de rĂ©diger mon cv comme elle me l’avait bien expliquĂ© et quelques jours aprĂšs j’étais allĂ© le dĂ©poser dans cette agence que je connaissais dĂ©jĂ  sans jamais me douter qu’elle Ă©tait faite pour ça. C’est normal je n’avais pas posĂ© de questions.

Donc mon dossier est dĂ©posĂ© en aoĂ»t 2015. Retour Ă  mes routines de journĂ©es le temps qu’on fasse appel Ă  moi.

Subitement l’école commençait Ă  se corser Ă  mon niveau avec la venue d’une note catastrophique dans une matiĂšre, je ne sais plus si c’était 3/20 ou 7/20, tout ce que je sais c’est que ça faisait longtemps qu’une telle sous moyenne ne m’étais plus donnĂ©, du coup naturellement j’ai pleurĂ© toutes les larmes de mon corps et j’avais cette matiĂšre en horreur, sans me douter que c’est GrĂące Ă  son tourment que j’ai appris beaucoup de choses aujourd’hui avec l’aide de Dieu.

Les jours suivants, je restais sans nouvelle de l’agence et par ailleurs mon voisin de cette Ăšre montait une petite boite qu’il nommait « assistance tĂ©lĂ©phonique ». Alors curieuse que je suis, je m’approche et lui dit « si vous avez besoin de quelques personnes je suis partante », il acquiesce et rĂ©pond « sans soucis » on avait tissĂ© de relations de trĂšs bon voisinage du coup c’était normal pour moi de le lui dire ainsi.

Quelques semaines aprĂšs, le voisin refait surface en disant qu’il a besoin de « nous », car j’avais mis ma colocataire dans mon moteur de recherche lol. Maintenant je commence Ă  me renseigner de quoi il s’agit exactement auprĂšs de lui et il prit le temps de bien nous expliquer, longuement avec une Ă©loquence envoĂ»tante, le style de marketeur Ă  titrer.

Au fond de moi j’avais toujours ce goĂ»t amer de la note qu’il fallait remonter pour accĂ©der Ă  l’annĂ©e supĂ©rieure. Mais je l’oubliai pendant quelques secondes avec la bonne nouvelle de mon voisin qui nous offrir enfin un JOB.

Toute heureuse de pourvoir me faire un surplus d’argent de poche, j’annonce ce que je crois ĂȘtre la bonne nouvelle Ă  mes grandes sƓurs par appel tĂ©lĂ©phonique qui me demandent de leur en dire plus sur ce JOB.

Je prends aussi le soin de bien leur expliquer comme ci c’était moi qui avait crĂ©Ă©e la boite en question, elles me rĂ©pondent « tu es sĂ»r que ce n’est pas ce qu’on appelle le tĂ©lĂ©phone rose », engagĂ© que j’étais, je commence Ă  sortir les cartes de persuasions « Non je me suis bien rassurĂ© que ce n’était pas ça et tout » je croyais avoir tout dit, elles se moquaient de mon ignorance et ont continuĂ© en me disant « une assistance tĂ©lĂ©phonique peut ĂȘtre de tout type, en plus vous les filles vous ne communiquer qu’avec les hommes et dans une piĂšce fermĂ©e oĂč il y’a pas une pancarte de renseignements de la boite Ă  l’extĂ©rieur c’est louche, quelle est ce genre de boites oĂč on paie par heure alors qu’ils viennent Ă  peine de dĂ©marrer, pardon ma sƓur abandonne ».

Je ne rĂ©alisais vraiment pas dans quoi je mettais mes pieds, heureusement j’avais mes grandes sƓurs pour m’éviter ce dĂ©sastreux choix car quelques mois aprĂšs ils ont Ă©ventuellement fermĂ© faute de moyens et c’était en rĂ©alitĂ© le tĂ©lĂ©phone rose. Mine de rien je l’avais perçu comme un Ă©chec avec un manque de Feedback de cette agence, mes notes qui se dĂ©graissaient et pour couronner le tout mon arnaqueur de voisin Ă  l’élocution mensongĂšre.

Suivant ces conseils, J’abandonnai illico et je restai tranquille. Au Vu d’une non Ă©volution de tout ceci agence et note car le second devoir m’avait rapportĂ© d’autres mauvaises notes, je m’étais dit mademoiselle va falloir choisir l’école ou l’argent.

Éventuellement j’ai choisi l’école, j’ai mis de cĂŽtĂ© la recherche du job pendant mon semestre et je me suis acharnĂ© sur cette matiĂšre qui voulait faire l’erreur de me rabaisser en lui montrant que tu ne me fais pas peur ; j’étais allĂ© en rattrapage GrĂące Ă  Dieu j’avais vaincu et passĂ© en annĂ©e supĂ©rieure.

Le semestre et l’annĂ©e s’acheva pour moi en 2015 au total annĂ©e scolaire rĂ©ussi mais sans Job.

Vient l’annĂ©e 2016 oĂč j’avais fait le bilan de ma petite vie de 2015 sur mes accomplissements, mes erreurs, mes apprĂ©hensions, mes Ă©checs et bien d’autres, relever Ă  nouveau le dĂ©fis de pouvoir obtenir un job mais maintenant choisir la bonne pĂ©riode car ça avait Ă©tĂ© ma plus grande erreur qui aurait pu me coĂ»ter mon annĂ©e scolaire.

Il n’est pas du tout impossible de jobber au SĂ©nĂ©gal en tant qu’étudiant, il faut juste choisir la bonne pĂ©riode et savoir s’organiser.

C’est donc avec cet Ă©tat d’esprit que j’avais attendu l’achĂšvement de mon premier semestre en 2016, ensuite vient les congĂ©s de l’étĂ© qui dĂ©bute ici au mois de mai.

J’avais de nouveau postulĂ© dans la mĂȘme agence dont cette jeune fille m’avait parlĂ©, deux semaines sans rĂ©ponses sont passĂ©es ; j’avais pris la dĂ©cision d’insister vu mon temps libre, alors j’ai appelĂ© et ils m’ont demandĂ© de passer le jour suivant dans l’aprĂšs-midi pour un entretien.

Alors mon Ă©tĂ© 2016 commence avec mon premier job de toute ma vie, en partenariat avec Western union il s’agissait tout simplement d’enregistrer des personnes pour un jeu concours et de faire valoir la marque c’était d’une durĂ©e de 7 jours pour une paie de 5000 FCFA par jours j’étais trop enjouĂ© de ce gagne-pain.

Quelques semaines plus tard, on me recontacte pour un second job que je doutais d’avoir car l’entretien ne s’était pas bien dĂ©roulĂ© comme prĂ©vu, suite Ă  mes problĂšmes avec mon amoureux de ce moment qui ont influencĂ© mon agissement.

GrĂące Ă  Dieu ils avaient bonne note sur mon prĂ©cĂ©dent job et m’ont rĂ©intĂ©grĂ© dans le second, du coup commence la pĂ©riode oĂč je travaille pour NescafĂ© Ă  l’occasion de l’Afrique Ă  un incroyable talent Edition 2016.

ha oui oui !! j’étais au cƓur mĂȘme de l’action, en contact direct avec les candidats, des Ă©motions, non ! je ne suis pas passĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision mais je le vivais en temps rĂ©elle, c’était une dinguerie de rĂ©ellement prendre part Ă  ces moments Ă©poustouflant et dĂ©couvrir ces jeunes plein de talents

Un petit garçon avait tellement pleurĂ© car il avait peur de son pĂšre qui mĂ©connaissait sa venue au casting, ça m’avait marquĂ© et je l’avais encouragĂ© comme je pouvais, mais hĂ©las sa petite frayeur avait pris le déçu. Ma paie 5000 FCFA pour une durĂ©e de 5 ou 6 jours je ne m’en souviens plus.

L’équipe Ă©tait au top ! ooorrrrrr je suis trop Ă©nervĂ© car mon ancien disque dur a emportĂ© avec lui toutes mes photos souvenirs, vidĂ©os que j’allais vous prĂ©senter. J’avais eu une merveilleuse Ă©quipe malgrĂ© les tentions on a survĂ©cu ; nos responsables nous mettaient au petit soin comme j’aime.

En toute honnĂȘtetĂ© ce fut une expĂ©rience enrichissante pour moi, non seulement pour mon propre dĂ©veloppement personnel, mais aussi Ă  vaincre/faire face Ă  mes complexes et me battre pour ce que je veux. Aujourd’hui je peux attester que je ne suis plus la petite fille Ă  papa qui se dit qu’il reviendra avec le pain chaque soir ahaha, non non c’est fini ! j’ai grandi lol !

 

 

MoralitĂ© de l’histoire

Remettre tout entre les mains du Seigneur, se battre pour ce que l’on veut, ne pas s’attarder sur ce que l’on dit ou pense de toi, car c’est ta personnalitĂ© et personne d’autres n’en sait davantage sur toi que toi-mĂȘme et avoir confiance en soi. C’est important pour acheminer ce dur parcours de la vie.

 

Trop de bons souvenirs remontent en surface, mais je me contiens pour d’autres merveilleux articles plus tard, j’espĂšre que celui-ci vous aura plu, n’hĂ©sitez pas de partager votre expĂ©rience ou une moralitĂ© que vous aviez apprise de la vie avec moi en commentaire, je serai heureuse de vous lire.

 

Surtout n’oubliez pas de liker, commenter et pourquoi pas vous abonner par la mĂȘme occasion.

Love you❀.

 

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2 réflexions sur “[MON HISTOIRE #4] LE TOUT PREMIER JOB DE MA VIE📜

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